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Conservative Yeshiva : Séminaire d’hiver à Jérusalem

Après le succès des années précédentes du séminaire d’été en Français à la Conservative Yeshiva de Jérusalem, nous avons été sollicités pour organiser une session d’hiver.

C’est donc une première que nous vous proposons du 2 au 9 Février 2018 !

Le programme est passionnant.

Son thème :

Les Textes dans leurs contextes : le Tanakh à la lumière d’exégèses rabbiniques et archéologiques

Les détails ainsi que le bulletin d’inscription.

Merci de diffuser cette opportunité aux plus grand nombre, dans votre communauté, auprès de vos amis, de vos relations qui pourraient être intéressées …

Nous restons à votre disposition pour toute question. Mais vous pouvez d’ores et déjà consulter le Séminaire Français sur le site https://www.conservativeyeshiva.org/

En attendant d’avoir le plaisir de vous revoir -pour certains- ou, de faire votre connaissance -pour d’autres-,

Recevez notre bien amical chalom

Joanna Kubar et Maayane Meyer (meyer.marieanne@bbox.fr)

Hanoucah

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Cette année nous avons le plaisir de vous annoncer que Jacqueline va nous accueillir pour la Havdala le samedi 16 décembre, le 28 Tevet à 19h30 et l’allumage de la 5ème bougie de Hanouka à 20h30.

 
Comme chaque année, nous partagerons un repas convivial. Pour toutes questions relatives à l’organisation de la soirée, nous vous invitons à vous rapprocher et nous envoyer un mail
beth_tikvah@yahoo.fr
 

Guide pratique de Hanoucah

Les Journées de la Culture Juive – 13/11 à partir de 20h45

Les Journées de la Culture Juive

L’association HEBRAICA proposera cette année la première table ronde sur la diversité des judaïsmes à laquelle assistera un rabbin Massorti. David Mattis avec qui BETH TIKVAH à partager le shabbat du 3/4 novembre, sera présent le lundi 13/11 à partir de 20h45 à l’EDJ, ainsi que les rabbins Tom Cohen pour le mouvement libéral et Moche Chein représentant du courant Loubavitch.

Le programme complet

Soyons nombreux à nous y retrouver.

Festival Musique au Palais

BETH TIKVAH a le plaisir de vous informer que l’Association Musique au Palais (à l’initiative d’Emmanuelle SIRAT), proposera dans le cadre de la 3ème édition du Festival Musique au Palais du 25 et 26 novembre, une journée intitulée « un voyage en Europe de l’Est » avec de la musique klezmer.

La troisième édition du festival aura lieu dans le cadre magnifique, à l’acoustique exceptionnelle, dans grand Salon du Palais Niel, quartier général de l’armée de Terre et des parachutistes, au cœur de la ville Rose.

Musiciens professionnels, Grands Amateurs et Jeunes Talents seront parmi nous.

Une partie de la journée du dimanche 26, sera consacrée à la musique d’Europe de l’Est : Enesco, Janacek, Bartok, mais aussi la musique Yiddish et Klezmer

Grâce à 3 musiciens talentueux : Jean-Pierre Cohen, André Antibi et Jacques Bilfeld, vous découvrirez ou redécouvrirez la musique klezmer et Yiddish.

Cette façon de phraser (glissandi, hoquets) qui rappelle des gémissements ou des sanglots. Ce recours permanent à l’ornementation de la mélodie qui évoque les inflexions d’une voix humaine. Et en particulier, son caractère à la fois mélancolique (voire déchirant) et exubérant, sa capacité de « rire avec des larmes » qui traduit son profond enracinement dans l’âme juive.

Vous trouverez le programme et les détails sont sur le site internet.

Vous pouvez acheter vos places jusqu’au 22 novembre 2017. En raison du plan Vigipirate au Palais Niel (site militaire) il n’y aura pas de possibilité d’acheter ses places le jour des concerts.

 

 

Lettre ouverte aux rabbins de Marseille (article J.Forum)


Lecture de la Megillah par les femmes orthodoxes à Paris, en 2016, à l’occasion de Pourim. Assise parallèle hommes/femmes et mehiçah

Lettre ouverte à Messieurs Réouven Ohana, Shmouel Melloul, Avraham Meimoun,rabbins au Consistoire Israélite de Marseille.
Lecture de la Torah par les femmes dans le courant orthodoxe

Nous sommes 3 organisateurs qui avions préparé un office du chabbat matin, pendant lequel des femmes étaient appelées à lire la Torah, pendant que les hommes auraient mené les offices. Il devait se tenir le samedi 24 juin 2017 au Centre Fleg à Marseille. Vous avez jugé qu’il y avait urgence absolue à vous réunir pour empêcher cette lecture de la Torah. On vous aurait presque félicité s’il ne s’agissait pas d’une fausse urgence.

A défaut de vous adresser directement aux organisatrices et aux organisateurs de cette lecture pour dialoguer avec elles/eux, vous avez préféré cosigner le 22 juin 2017 ce que vous avez appelé un « communiqué des rabbanim », sur papier à entête du Grand rabbinat de Marseille, Consistoire Israélite de Marseille (1), et, par cette voie, leur demander de (je cite):

« ne pas heurter la sensibilité du public de la ville » ;
« de laisser la lecture de la Torah au baal koré comme le stipule la halakha » ;
« et comme c’est l’usage dans la ville de Marseille dans toutes les Communautés… » ;
« pour une bonne entente entre les fidèles et pour le Chalom ».

Il m’est agréable de vous informer que les offices de shaharit et de musaf menés exclusivement par les hommes ainsi que la lecture de la Torah (sefer rishon, sefer sheni étant donné rosh hodesh Tammuz et la haftarah) menée par les femmes se sont tenus dans les conditions prévues et conformément à la halakhah (loi juive), cela va de soi. L’assise était parallèle, les hommes et les femmes étant séparés par une mehiçah.

Ce fut un grand moment de qedushah de hit’allut ha-nefesh, de hithazzequt où tous les fidèles ont participé à l’office dans un silence que l’on ne connaît plus dans la plupart des synagogues. Il a été suivi d’un qiddush et d’un repas au cours duquel des commentaires de la Torah (divrey Torah) ont été présentés.

Il m’est également agréable de remercier les coorganisateurs : la directrice de la Bibliothèque juive de Marseille pour son courage et son travail remarquable et son implication dans la communauté de Marseille et le Centre E.Fleg, son président, sa directrice dynamique et dévouée et son Conseil d’Administration pour leur attitude digne et neutre, pour leur ouverture sur notre société et sa pluralité culturelle comme en témoigne leur communiqué de presse du 23 juin 2017 (2).

Suite de l’article

Gèle du compromis sur le Kotel

logo massorti

Communiqué de Massorti France juin 2017

Massorti France proteste contre la décision du gouvernement israélien de geler le compromis du Kotel. Le gouvernement vient de céder à la pression des partis ultra-orthodoxes, au mépris de la démocratie, du pluralisme et de l’unité du peuple juif.

Paris, le 25 juin 2017 : C’est avec stupéfaction et colère que nous venons d’apprendre que le gouvernement Netanyahou vient de geler l’application du compromis qu’il avait lui-même signé en février 2016, qui proposait un partage de l’espace de prière au lieu saint du mur occidental entre tous les courants du judaïsme. Fruit de trois années de négociations secrètes, cet accord prévoyait un espace pour les juifs désireux de prier de façon mixte (hommes et femmes réunis) en contrebas de l’esplanade principale où hommes et femmes sont séparés.

Plus qu’un manquement à la parole donnée, cette décision montre une soumission inquiétante aux franges les plus extrémistes du judaïsme pour des motifs électoraux, et aura pour conséquence d’accentuer la fracture entre la conception du judaïsme par le gouvernement de l’état d’Israël et la diaspora.

Le judaïsme non-orthodoxe est majoritaire aux Etats-Unis et dans le monde, et se distingue par une intense activité sioniste et de soutien à Israël.

En notre nom, communautés et rabbins de France appartenant au courant Massorti, Au nom de tous les juifs, croyants ou non, pratiquants ou non, qui ne se reconnaissent pas dans un rigorisme qui mène à toujours plus d’exclusion, Au nom de nos valeurs juives et universelles de tolérance, de pluralisme et de respect…

Nous exigeons du gouvernement israélien qu’il respecte sa parole et accorde enfin un statut égal à tous les courants du judaïsme.

La direction de Massorti France

Pour information :

Le conseil d’administration de l’Agence juive a annoncé lundi sa décision d’annuler un dîner prévu avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, au lendemain de la décision de son cabinet de suspendre un plan visant à établir un espace de prière mixte au Mur des Lamentations dans la Vieille ville de Jérusalem. Le président de l’organisation, Natan Sharansky, qui était au cœur du projet d’espace de prière mixte au Mur des Lamentation, a exprimé sa déception quant à la décision du gouvernement israélien.

« Il y a 5 ans, le Premier ministre m’a demandé de diriger un effort conjoint pour proposer une formule concrète qui transformerait le Mur occidental en ‘un mur pour un peuple’, selon ses propres mots », a déclaré M. Sharansky cité par le Times of Israel.

Il a poursuivi en rappelant qu’après « 4 ans d’intenses négociations », une solution acceptée par tous les principaux courants religieux avait été trouvée, puis adoptée par le gouvernement, et enfin « accueillie par les communautés juives du monde entier ».

« La décision d’aujourd’hui signifie un retrait de cet accord et rendra notre travail pour rapprocher Israël et le monde juif de plus en plus difficile. L’Agence Juive demeure néanmoins résolument dévouée à cette tâche et au principe d’un mur pour un peuple », s’est-il résigné.

De son côté, l’ancien directeur de l’Agence Juive et ambassadeur américain, Sallai Meridor, a également dénoncé la décision israélienne, la qualifiant de « bouleversante et triste ».

« Le Mur occidental appartient à tous les Juifs. C’est une gifle dans la figure de la communauté juive mondiale », a-t-il déploré, en insistant sur la colère des Juifs des Etats-Unis, majoritairement réformistes.

La décision intervient après les lourdes pressions exercées par les partis ultra-orthodoxes au cours des deux derniers mois, alors que le gouvernement s’était engagé à établir cet espace auprès des mouvements juifs libéraux en Israël et aux Etats-Unis.

Pétition en ligne

Article de Libération

Mur des Lamentations : Nétanyahou joue les ultra-orthodoxes contre les juifs libéraux

En revenant sur un accord qui assurait aux non-orthodoxes un espace de prière mixte au mur des Lamentations, le gouvernement donne des gages aux plus conservateurs, qui lui assurent une majorité à la Knesset. Au risque de se couper des juifs américains.

Malaise dans les communautés juives de la diaspora. Dimanche, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou a annoncé l’abandon d’un accord conclu en janvier 2016 pour assurer aux juifs et juives non orthodoxes de pouvoir prier dans un espace qui leur aurait été aménagé au sud du mur des Lamentations, le principal lieu saint juif.

Dans l’Etat hébreu, le courant ultra-orthodoxe, qui dispose de deux partis à la Knesset (13 députés sur les 120 de l’Assemblée), s’est en effet arrogé le monopole des questions religieuses. Il régit les mariages, les enterrements et les conversions. Mais il fait également la loi au mur des Lamentations en imposant que les hommes et les femmes y prient séparément. Les premiers y disposent d’ailleurs d’un espace plus important que les secondes, lesquelles sont priées de s’y présenter en tenue « modeste » et de ne pas prier à haute voix. Afin de ne pas « perturber » leurs coreligionnaires masculins (suite de l’article)

Par Nissim Behar, à Tel-Aviv — 26 juin 2017

« Si je reviens un jour », les lettres retrouvées de Louise Pikovsky

En 2010, lors d’un déménagement au sein du lycée Jean-de-La-Fontaine, dans le 16e arrondissement de Paris, des lettres et des photographies ont été trouvées dans une vieille armoire.
Enfouis là depuis des dizaines d’années, ces documents appartenaient à une ancienne élève, Louise Pikovsky.
Plusieurs mois durant, cette jeune lycéenne a correspondu avec sa professeure de lettres. Son dernier courrier date du 22 janvier 1944, jour où elle est arrêtée avec sa famille. Internés à Drancy, le père, la mère et les quatre enfants ont été déportés à Auschwitz. Ils n’en reviendront pas.
Informée de cette découverte, j’ai prêté main forte à Khalida Hatchy, une professeure de l’établissement qui souhaitait reconstituer le parcours de cette jeune fille.
À partir des documents de Louise et des archives de l’état-civil de Paris, nous avons établi le parcours de cette famille et nous avons retrouvé des témoins, des cousins éloignés et des anciennes élèves. Ce webdocumentaire raconte ce travail de mémoire. Il rend enfin la parole à Louise, une élève particulièrement douée, qui n’a pas pu vivre l’existence brillante à laquelle elle semblait destinée.
Stéphanie Trouillard
Journaliste