Archives de catégorie : Calendrier hébraïque

Paracha Aharé Mot-Kedochim


  קְדֹשִׁים תִּהְיוּ כִּי קָדוֹשׁ אֲנִי ה’ אֱלֹהֵיכֶם

« Soyez saints car Je suis saint, moi l’Éternel, votre Dieu. »

Que signifie concrètement être saint ? Quel est le mode d’emploi ?

Rachi explique : « Tenez-vous complètement à l’écart de la débauche et des péchés ! Car toutes les fois que l’on trouve une mise en garde contre la débauche, on trouve mention de la sainteté » 

Autrement dit, la notion de sainteté est liée à la fin de la paracha Aharé Mot (cette semaine nous lisons les deux à la suite l’une de l’autre), dans laquelle se trouve une longue liste d’interdits sexuels que nous lisons à chaque Kippour. Le célèbre Rachi présente ici la vertu biblique, devenue le paradigme d’une qualité juive idéale et idéalisée : la pudeur, la rigueur morale, l’éloignement de toute perversion sexuelle. Le contrôle et la domination de soi, l’observation de la loi même dans le cadre de l’intimité personnelle ou familiale.

Qui pourrait ne pas souscrire à cette présentation ? Dès l’Antiquité et pendant le moyen-âge, le judaïsme prône la protection de la femme, des enfants et des esclaves contre les assauts sexuels des hommes forts, puissants et dominateurs.

Le problème commence quand, au nom d’arguments religieux, on interdit aux femmes de s’exprimer ou d’apparaître dans la sphère publique pour ne pas « troubler » les hommes, fragiliser le contrôle de leurs pulsions, et déclencher des pensées ou actions « impures ».
A cela, il faut répondre patiemment et obstinément : l’idéal de sainteté de la Torah ne consiste pas en une société où régneraient ségrégation et évitement systématique de tout contact entre les sexes !
La sainteté commence par l’intériorisation de la Loi qui place le contrôle de soi et la domination des instincts primaires comme préalable à toute vie en société.

Chabbat chalom!
Rabbin David Touboul

Paracha Tazria Metsora

Paracha Tazria Metsora 
 
כָּל-יְמֵי אֲשֶׁר הַנֶּגַע בּוֹ, יִטְמָא–טָמֵא הוּא: בָּדָד יֵשֵׁב, מִחוּץ לַמַּחֲנֶה מוֹשָׁבוֹ.« Tant qu’il gardera cette plaie, il sera impur, parce qu’elle est impure; il demeurera isolé, sa résidence sera hors du camp. »

Dans la paracha de cette semaine, la Torah prévoit la possibilité d’un isolement (une « quarantaine ») pour une personne potentiellement contagieuse. Si sa lésion cutanée est identifiée par le prêtre comme entrant dans la catégorie de « tsaraat », cette personne devra s’installer à l’extérieur de la communauté pendant quelques jours, le temps que sa plaie évolue.

Si la plaie diminue, elle revient. Si l’état est stationnaire, elle reste quelques jours de plus. Si cela évolue négativement… elle restera dehors tant qu’il y aura un risque de contagion.

Mais le risque de contagion ne suffit pas à expliquer la raison de son isolement. Car la Torah précise bien que le malade doit rester seul.

Pour les sages du Midrach qui considèrent la maladie de peau nommée « tsaraat » comme une maladie spirituelle, la raison en est simple : la personne est malade car elle s’est rendue coupable de médisance. Elle subit donc un châtiment divin.

Pour cette raison, il faut que l’isolement lui serve à réfléchir sur sa faute, la regretter et se promettre de ne plus la commettre. Une fois le processus de « Téchouva » sincère accompli, elle guérit, ne représente plus un danger pour la société et peut donc rejoindre les autres membres du groupe.

Que diraient les sages du Midrach s’ils nous voyaient ? Nous nous isolons physiquement les uns des autres pour nous protéger et protéger notre entourage. Mais paradoxalement nous n’avons jamais été autant connectés les uns aux autres grâce à la technologie. Nous nous parlons et nous voyons… plus qu’avant !

Je crois qu’ils nous diraient simplement de faire en sorte d’utiliser ces moyens de communication à bon escient, pour ne pas ajouter une maladie contagieuse à une autre.

Chabbat chalom!
Rabbin David Touboul

7ème jour de Pessah

Chers amis

 Veuillez trouver ci-après, un message du Rabbin de Nice Hag Sameah

Le septième jour de Pessah a un statut particulier dans l’année juive et par rapport à la fête elle-même. On ne dit ni la bénédiction du renouveau (« Chééhyanou ») pour le kiddouch, ni même le Hallel en entier le matin.
Or si on s’en tenait au texte de l’Exode, ce serait le septième jour qui serait fête, et même pas le premier !
שבעת ימים תאכל מצת וביום השביעי חג ליקוק:
« Sept jours durant, tu te nourriras d’azymes ; le septième jour, fête en l’honneur de l’Éternel. »
Et en effet, tant dans la suite narrative de la Torah que dans le Midrach, on insiste sur le fait que la véritable sortie d’Egypte, au sens où les hébreux ont « passé la frontière » et ont été débarrassés de l’armée égyptienne en traversant la mer, était le septième et non le premier jour de Pessah.
De là vient la tradition de lire dans la Torah le chant de la Mer (« Chirat hayam »).
Il existe même, dans certaines communautés, une tradition consistant à se rendre devant la mer ou l’océan pour rechanter ce célèbre poème biblique, aussi ancien que sublime. Pourquoi ? Peut-être faut-il y voir une manière de rappeler au printemps la cérémonie automnale du Tachlikh à Roch Hachana. D’un côté, le jour du jugement nous jetons symboliquement toutes les fautes qui nous encombrent, que nous portons comme un fardeau et qui nous empêchent d’avancer. De l’autre, le jour de la libération on évoque le souvenir d’un miracle inédit et inespéré qui nous permit de nous débarrasser de nos oppresseurs.
Le point commun ? La mer comme symbole d’un élément majestueux, mystérieux, incontrôlable, dangereux, où peuvent s’engloutir tous les malheurs. Et la capacité du créateur à maitriser cet élément pour en faire une arme contre nos ennemis, extérieurs ou intérieurs.
Certains enseignements cabalistiques (que l’on retrouve dans le hassidisme) affirment même que le jour commémorant l’apparition de la terre sous les flots symbolise l’apparition de l’élément caché dans un monde de voilement permanent. Le noyau se cachant sous les écorces destinées à le protéger. L’essentiel derrière le superflu et l’accessoire.
Inutile de répéter que cette année, Pessah a un goût particulier.
Même à ceux qui habitent près de la mer, il est interdit de se promener pour méditer face à l’immensité des éléments. Mais est-ce bien grave ? Avons-nous vraiment besoin de sortir pour faire apparaître ce qui se trouve à l’intérieur des êtres et des choses ?  Hag sameah !Rabbin David Touboul
 

Parasha Tsav / Chabbat Hagadol

Beth Tikvah

 אֵשׁ, תָּמִיד תּוּקַד עַל-הַמִּזְבֵּחַ–לֹא תִכְבֶּה
« Un feu continuel brûlera sur l’autel, il ne devra pas s’éteindre »

La première règle apparaissant dans la paracha Tsav est celle dite du feu perpétuel(« Ech Tamid »).
Le feu de l’autel devait brûler 24h sur 24 et 7 jours sur 7. Un prêtre était chargé de l’alimenter constamment en bois, même lorsque aucun sacrifice n’était en train de se consumer. Ce qui peut sembler relativement simple à l’époque du Temple a dû être extrêmement difficile à mettre en œuvre à l’époque des voyages dans le désert, lorsqu’il fallait démonter régulièrement le sanctuaire et le remonter quelques kilomètres plus loin.
Pourtant, le commandement est si impérieux qu’il a fallu imaginer un système pour transporter le feu perpétuel d’un endroit à l’autre sans qu’il ne s’éteigne. Comme s’il symbolisait la continuité de la présence divine, et du lien qui nous unissait à elle. C’est à partir de ce feu qu’on allumait la Ménorah.

Il brûlait tous les jours, toute la journée. Même la nuit. Et même le shabbat.

Et aujourd’hui ?

L’auteur du célèbre « Chné louhot habrit » (Les deux tables de l’alliance, Rabbi Yishayahou Halévy Horowitz, 1558-1630) cite à propos de ce verset un passage du Talmud selon lequel depuis que le Temple est détruit, l’autel est remplacé par la table familiale de chaque maison juive. Il faut donc veiller à constamment y mettre le feu et l’entretenir… en parlant et dissertant de la sagesse de la Torah. « Tant que [ce feu perdurera et] que les paroles de Torah remplaceront les sacrifices du Temple, toutes les eaux maléfiques du monde ne pourront éteindre l’amour, qui continuera à brûler sur l’autel ».

Plus loin, il raconte même assez mystérieusement avoir trouvé un manuscrit d’un célèbre kabbaliste de Safed, Rabbi Moché Cordovéro (1522-1570), à qui le prophète Elie serait apparu pour lui révéler que les personnes prises de pensées négatives, tristes, angoissantes ou déprimantes devaient répéter plusieurs fois avec ferveur ce verset : « Un feu continuel brûlera sur l’autel, il ne s’éteindra jamais ».

Chers amis de Maayane Or et de toutes les communautés juives massorti de France, soyez assurés que nous ne laisserons pas le feu s’éteindre au cours de l’épreuve que nous traversons, pas plus qu’il ne s’est éteint durant toutes les épreuves que le peuple juif a enduré jusqu’à nos jours. Vos rabbins, vos présidents et les bénévoles des communautés travaillent sans relâche pour maintenir vivace le lien qui nous unit. Pour cela, il nous faut faire preuve d’inventivité, de créativité et d’esprit d’innovation. Il nous faut aussi votre soutien. Nous vous demandons non seulement de respecter scrupuleusement toutes les consignes de sécurité édictées par les autorités, mais aussi de maintenir constamment les liens de solidarité entre vous, et de nous signaler le plus rapidement possible toute personne ayant besoin d’aide.
Dès la fin de cette épidémie, nous pourrons à nouveau rapprocher nos feux individuels et allumer un grand foyer pour nous chauffer et nous éclairer.
Chabbat chalom Rabbin David Touboul

COVID-19 VOS RENDEZ-VOUS DE LA SEMAINE AVEC E-MAAYANE OR

Chers amis, Comme prévu vous pouvez suivre des enseignements et diverses activités avec E-Maayane Or et le rabbin David Touboul, sur Internet.

Pour cela nous vous rappelons de télécharger l’application ZOOM, à l’adresse suivante : https://zoom.us/ également disponible sur Smartphone et tablette (application zoom)

Si vous avez besoin d’aide pour installer cette application sur votre Ordinateur, Mikhaël Haïoun se propose de vous aider au 06 70 54 81 94. À partir de 14H30 ! Merci de respecter cet horaire.


Voici vos rendez vous de la semaine : programme provisoire d’autres rendez-vous pourront avoir lieu :


A partir de mercredi matin 1er avril et tous les jours de la semaine sauf chabbat office de chaharit à 8h30.


La famille d’Huguette pourra ainsi de dire kaddich tous les jours malgré le confinement. 


ce lien est valable pour tous les offices du matin https://us04web.zoom.us/j/508253556

Mercredi 1er avril de 14 à 16 H Talmud Torah : réservé aux élèves et à leurs parents.
19 H  judaïsme au commencement sur Pessah : https://us04web.zoom.us/j/6222266097
 Vendredi 3 avril kabbalat chabbat : https://us04web.zoom.us/j/6222266097Attention cette semaine avec le changement d’heure de 18h30 à 19h30 !

Samedi 4 avril  « Havdalapéro » : https://us04web.zoom.us/j/6222266097
Attention ce chabbat 21h.