Conférences des 12 mai, 26 mai et 9 juin pour connaitre le judaïsme Massorti

Au départ destinées aux futurs leaders de Massorti Europe, les 3 premières conférences des 12 mai, 26 mai et 9 juin seront ouvertes, à tout public.

Le grand avantage c’est qu’elles seront présentées par des interlocuteurs anglophones mais aussi francophones et hispanophones avec traduction simultanée dans les 3 langues. 

It is a great pleasure for me to introduce Masorti Europelatest initiative – Know Yourself: Masorti Judaism Up Closeand Personal. This is new online course on the fundamentals of MasortiJudaism. 

This course is open to the entire membership of the Masorticommunity throughout Europe and is especially appropriate for our movementleadership: Lay Leaders, Educators, Rabbis, Council Members and anyone activelyinvolved in our movement. 

It will be presented simultaneously in English, French andSpanish and will include Rabbis and speakers from across the European Movement andfrom around the World.

The course is made up of 5 units (Masorti Judaism, World, Israel,Europe, Leadership). 

The first part of the course – Masorti Judaism – will beoffered this May and June. See attached flier for details.

Session 1: Tuesday 12th May 2020What is Masorti Judaism? (Rabbi Chaim Weiner and Rabbi Yeshaya Dalsace)

Session2: Tuesday 26th May 2020Masorti Judaism Around the World (I)How does the Masorti Movement work? Key Institutions: The Rabbinical Assembly, Masorti Olami, Rabbinical Schools and Halacha Committees. (With speakers from around the world) 

Session 3: Tuesday 9th June 2020Masorti Judaism Around the World (II)An introduction to Masorti communities around the world with the local leadership. (With community leaders from around the world)

We hope that you will find this interesting and want to bepart. If you have any questions, please be in touch with Rabbi Chaim Weiner at weiner@masorti.org.uk

Flyer and Further Information CLICKHERE

To sign up for the course please CLICK HERE.

Paracha Aharé Mot-Kedochim


  קְדֹשִׁים תִּהְיוּ כִּי קָדוֹשׁ אֲנִי ה’ אֱלֹהֵיכֶם

« Soyez saints car Je suis saint, moi l’Éternel, votre Dieu. »

Que signifie concrètement être saint ? Quel est le mode d’emploi ?

Rachi explique : « Tenez-vous complètement à l’écart de la débauche et des péchés ! Car toutes les fois que l’on trouve une mise en garde contre la débauche, on trouve mention de la sainteté » 

Autrement dit, la notion de sainteté est liée à la fin de la paracha Aharé Mot (cette semaine nous lisons les deux à la suite l’une de l’autre), dans laquelle se trouve une longue liste d’interdits sexuels que nous lisons à chaque Kippour. Le célèbre Rachi présente ici la vertu biblique, devenue le paradigme d’une qualité juive idéale et idéalisée : la pudeur, la rigueur morale, l’éloignement de toute perversion sexuelle. Le contrôle et la domination de soi, l’observation de la loi même dans le cadre de l’intimité personnelle ou familiale.

Qui pourrait ne pas souscrire à cette présentation ? Dès l’Antiquité et pendant le moyen-âge, le judaïsme prône la protection de la femme, des enfants et des esclaves contre les assauts sexuels des hommes forts, puissants et dominateurs.

Le problème commence quand, au nom d’arguments religieux, on interdit aux femmes de s’exprimer ou d’apparaître dans la sphère publique pour ne pas « troubler » les hommes, fragiliser le contrôle de leurs pulsions, et déclencher des pensées ou actions « impures ».
A cela, il faut répondre patiemment et obstinément : l’idéal de sainteté de la Torah ne consiste pas en une société où régneraient ségrégation et évitement systématique de tout contact entre les sexes !
La sainteté commence par l’intériorisation de la Loi qui place le contrôle de soi et la domination des instincts primaires comme préalable à toute vie en société.

Chabbat chalom!
Rabbin David Touboul

QUESTIONS POUR UNE RELECTURE DE LA TRADITION JUIVE A LA LUMIERE DES QUESTIONS ENVIRONNEMENTALES

Ariel Sirat – V1-1 (23 avril 2020)


Les questions environnementales (pollution, épuisement des ressources naturelles, changement climatique induit par les gaz à effets de serre, disparition des espèces) se posent avec une urgence grandissante depuis un demi-siècle.

Elles pointent les conséquences du développement industriel commencé au XIXe siècle et accéléré par la société de consommation et la mondialisation de l’après-seconde guerre mondiale, ainsi que d’une colonisation qui a largement exploité les ressources naturelles et profondément transformé les pays et continents colonisés (Amériques, Afrique).


Notre civilisation (occidentale), qui a été le principal acteur de ces transformations, est basée sur une culture et sur une lecture de la tradition religieuse judéo-chrétienne qui donnerait à l’homme des droits infinis sur la Création, au point qu’il puisse maintenant aller jusqu’à la destruction d’une grande partie (de la Création).


Les réflexions et questions contenues dans ce document visent à relire les textes et la tradition juive à la lumière des enjeux environnementaux qui se posent aujourd’hui à l’Humanité toute entière.


Elles se placent dans une réflexion personnelle (et ouverte à l’échange) plus large incluant d’ores et déjà (dans ce projet) :

  1. La comparaison des visions religieuses ou laïques sur la question (encyclique Laudato Si’ du Pape François, textes proches de mouvements laïques de gauche, voire radicaux comme la récente pétition « plus jamais ça », le recueil de conférences de Naomi Klein « Un plan B pour la planète », ou des approches alternatives à la société de consommation comme « la frugalité heureuse » de Pierre Rabhi).
  2. Le lien avec des approches plus « matérialistes » de la situation (intégrant les aspects scientifiques, industriels et historiques) et des scénarios de résilience comme celle développée par Jancovici (« dormez tranquilles jusqu’en 2100, et autres malentendus sur le climat et l’énergie »).
  3. Réflexions issues du monde du business (études prospectives et stratégiques, etc.)
  4. Autres à discuter

Pour lire la suite, nous vous invitons à télécharger le document complet.

Paracha Tazria Metsora

Paracha Tazria Metsora 
 
כָּל-יְמֵי אֲשֶׁר הַנֶּגַע בּוֹ, יִטְמָא–טָמֵא הוּא: בָּדָד יֵשֵׁב, מִחוּץ לַמַּחֲנֶה מוֹשָׁבוֹ.« Tant qu’il gardera cette plaie, il sera impur, parce qu’elle est impure; il demeurera isolé, sa résidence sera hors du camp. »

Dans la paracha de cette semaine, la Torah prévoit la possibilité d’un isolement (une « quarantaine ») pour une personne potentiellement contagieuse. Si sa lésion cutanée est identifiée par le prêtre comme entrant dans la catégorie de « tsaraat », cette personne devra s’installer à l’extérieur de la communauté pendant quelques jours, le temps que sa plaie évolue.

Si la plaie diminue, elle revient. Si l’état est stationnaire, elle reste quelques jours de plus. Si cela évolue négativement… elle restera dehors tant qu’il y aura un risque de contagion.

Mais le risque de contagion ne suffit pas à expliquer la raison de son isolement. Car la Torah précise bien que le malade doit rester seul.

Pour les sages du Midrach qui considèrent la maladie de peau nommée « tsaraat » comme une maladie spirituelle, la raison en est simple : la personne est malade car elle s’est rendue coupable de médisance. Elle subit donc un châtiment divin.

Pour cette raison, il faut que l’isolement lui serve à réfléchir sur sa faute, la regretter et se promettre de ne plus la commettre. Une fois le processus de « Téchouva » sincère accompli, elle guérit, ne représente plus un danger pour la société et peut donc rejoindre les autres membres du groupe.

Que diraient les sages du Midrach s’ils nous voyaient ? Nous nous isolons physiquement les uns des autres pour nous protéger et protéger notre entourage. Mais paradoxalement nous n’avons jamais été autant connectés les uns aux autres grâce à la technologie. Nous nous parlons et nous voyons… plus qu’avant !

Je crois qu’ils nous diraient simplement de faire en sorte d’utiliser ces moyens de communication à bon escient, pour ne pas ajouter une maladie contagieuse à une autre.

Chabbat chalom!
Rabbin David Touboul

Yom HaShoah

Chers amis,  

Nous vous donnons rendez vous comme précédemment évoqué le lundi 20 avril à 19h00 pour la célébration de Yom HaShoah. 

Nous vous proposons de nous retrouver sur Youtube : La chaine sur laquelle il faudra se connecter s’appelle Massorti Toulouse (https://www.youtube.com/channel/UC8kgmlNajncGofCAxWguABQ), la vidéo s’appelle Yom HaShoah 2020.

  • Le programme est le suivant : 
  • Allumage des bougies
  • Lecture de psaumes
  • Extinction des bougies avec lecture des noms des centres d’extermination + SILENCE
  • Lectures de textes variés
  • Chant Eli Eli
  • Rallumage des bougies
  • Chant Ani Maamin
  • Lecture de différents Yiskor 
  • El Malé Rahamim 

Nous vous proposons de participer de chez vous en préparant de votre coté aussi le rituel d’allumage extinction allumage des 6 bougies que nous pourrons faire ensemble à distance.

Beth Tikvah