Paracha Bemidbar

 
La semaine dernière nous avons terminé le livre du Lévitique, cette semaine nous entrons donc dans le livre des Nombres.
En hébreu, ce livre se nomme Bemidbar (« dans le désert »), pour ses descriptions des événements pendant les 40 ans d’errance. En grec, en latin puis en français on lui a donné le nom de « Nombres » à cause de l’impressionnante liste de noms et de chiffres qu’on trouve au début, lors du dénombrement pour la marche dans le désert, et pour l’évaluation des capacités militaires.
En nous donnant le résultat précis du dénombrement, la Torah emploie une expression un peu bizarre, même en hébreu biblique : « Bemispar Chemot » « par le nombre des noms ». Cela désigne peut-être cette particularité du texte, où certaines personnes sont désignées par leur nom (les chefs de tribu), alors que d’autres se confondent dans la masse anonyme et deviennent une petite partie du chiffre total.
Plus vraisemblablement, c’est parce que le recensement est donné par tribu. « Bemispar chemot » : en même temps que le dénombrement de tout le peuple, chaque tribu se compte et se compare aux autres. L’importance numérique donne un certain poids. Et détermine la place de la tribu au sein du peuple, au sens propre comme au figuré, puisque dans le campement un déploiement très précis est organisé suivant les points cardinaux : telle et telle tribu s’installe au Nord, telle et telle à l’Est etc.
Chers amis de Maayane Or, d’Or Chalom et de Judaïca, le moins que l’on puisse dire est que la crise du coronavirus nous a rapproché et nous a permis de mieux nous connaitre, d’étudier et de prier ensemble grâce à la technologie du XXIe siècle. C’est certainement le point le point positif qui en ressortira, et il nous reste encore à réfléchir sur la meilleure manière de capitaliser sur cet acquis pour l’avenir.
Aujourd’hui, je voudrais aussi que vous compreniez l’importance du militantisme de chacun d’entre vous. Vous avez le pouvoir, si vous le désirez, de nous aider à défendre nos couleurs et à donner du poids à nos idées au sein du judaïsme français. Comment ? Très simplement : en participant aux différents « recensements » de notre mouvement qui n’a jamais été aussi connecté. Inscrivez-vous aux formations de Masorti Europe (avec traduction simultanée !), et à la Table-ronde de Massorti France, et montrez ainsi que les communautés du Sud de la France comptent, et ont une importance stratégique au sein de notre mouvement.
Abonnez-vous à nos chaînes vidéo sur YouTube, soutenez-nous sur les réseaux sociaux, et prouvons ensemble que notre « tribu » a toute légitimité pour s’inscrire au sein du peuple juif et assurer sa part dans le grand Nombre.

Chabbat chalom!
Rabbin David Touboul