Paracha Tazria Metsora

Paracha Tazria Metsora 
 
כָּל-יְמֵי אֲשֶׁר הַנֶּגַע בּוֹ, יִטְמָא–טָמֵא הוּא: בָּדָד יֵשֵׁב, מִחוּץ לַמַּחֲנֶה מוֹשָׁבוֹ.« Tant qu’il gardera cette plaie, il sera impur, parce qu’elle est impure; il demeurera isolé, sa résidence sera hors du camp. »

Dans la paracha de cette semaine, la Torah prévoit la possibilité d’un isolement (une « quarantaine ») pour une personne potentiellement contagieuse. Si sa lésion cutanée est identifiée par le prêtre comme entrant dans la catégorie de « tsaraat », cette personne devra s’installer à l’extérieur de la communauté pendant quelques jours, le temps que sa plaie évolue.

Si la plaie diminue, elle revient. Si l’état est stationnaire, elle reste quelques jours de plus. Si cela évolue négativement… elle restera dehors tant qu’il y aura un risque de contagion.

Mais le risque de contagion ne suffit pas à expliquer la raison de son isolement. Car la Torah précise bien que le malade doit rester seul.

Pour les sages du Midrach qui considèrent la maladie de peau nommée « tsaraat » comme une maladie spirituelle, la raison en est simple : la personne est malade car elle s’est rendue coupable de médisance. Elle subit donc un châtiment divin.

Pour cette raison, il faut que l’isolement lui serve à réfléchir sur sa faute, la regretter et se promettre de ne plus la commettre. Une fois le processus de « Téchouva » sincère accompli, elle guérit, ne représente plus un danger pour la société et peut donc rejoindre les autres membres du groupe.

Que diraient les sages du Midrach s’ils nous voyaient ? Nous nous isolons physiquement les uns des autres pour nous protéger et protéger notre entourage. Mais paradoxalement nous n’avons jamais été autant connectés les uns aux autres grâce à la technologie. Nous nous parlons et nous voyons… plus qu’avant !

Je crois qu’ils nous diraient simplement de faire en sorte d’utiliser ces moyens de communication à bon escient, pour ne pas ajouter une maladie contagieuse à une autre.

Chabbat chalom!
Rabbin David Touboul